29.04.2008
C'est bien fait pour moi.
"Je sais qu'il s'est fait une fille, y'a un mois environ, mais c'est pas allé très loin."
Première claque dans la gueule. Merci à l'amie qui m'a dit ça.
Mais c'est bien fait pour moi. Ca m'apprendra ce qu'ont dû ressentir les femmes ou copines des mecs casés avec qui je suis sortie, plus ou moins sérieusement.
S'en suit une longue discution avec *lui*, ce soir là. Pour avoir quelques explications. Non pas en tant que fille jalouse, mais en tant que fille trahie par quelqu'un en qui elle avait totalement confiance.
Le blabla habituel, que je n'avais jamais entendu, mais que je connais par coeur ... "Je voulais te préserver, c'est pour ça que je ne t'en ai pas parlé." "Je me voyais pas t'en parler..." "Je sais à quel point tu as du mal à faire confiance, et c'est une des raisons pour lesquelles j'ai rien dit, je ne voulais pas te casser en deux."
Tu crois vraiment que t'es capable de me casser en deux ?
"J'me vois de moins en moins être avec toi."
Badabam. Deuxième (grande) claque dans la gueule, le lendemain de la première.
Là encore, c'est bien fait pour moi. Ca m'apprendra à embrasser le premier venu dans une soirée un peu alcoolisée. Plusieurs fois. Pour te provoquer.
Encore une discution, toujours avec *lui*.
Cette claque, je m'y attendais. Depuis le début. Parce que je me suis toujours méfiée des grandes et belles phrases, qui promettent des trucs réalisables et faisables. Et puis, je m'y attendais encore plus depuis quelques temps, la situation pourissait sur place, grâce à lui et son comportement.
Et si je ne l'avais pas provoqué, est-ce qu'il me l'aurait dit ? Et quand ? "J'avais pas de calendrier précis en tête."
Putain, t'accumules les points négatifs mon garçon.
"J'ai été lâche." Putain, mais pourquoi, pourquoi t'as été lâche ? Tu me connais pourtant, tu me connais mieux que personne d'autre, j'me suis confiée à toi, je t'ai ouvert mon coeur et mon âme. Tu sais comment je réagis à ça ...
"Je me pose aussi la question. Sûrement un peu peureux aussi sur le coup ..."
Et là, faut vous rassurer : je ne suis pas violente. Je m'énerve facilement, mais ne suis pas violente.
J'ai juste une certaine tendance à "zapper" les gens quand je me rends compte qu'ils ne m'apportent plus rien, qu'ils m'ont trahie, ou pire encore, qu'ils m'ont déçue.
"C'est aussi pour ça que j'ai rien dit, je savais que tu allais me zapper. J'ai pas envie d'être zappé."
Là, je suis vilaine, alors bouche tes oreilles et ferme tes yeux, lecteur lectrice : j'ai aimé quand il a dit ça. Parce que c'est moi la toute puissante maintenant. Parce que là, c'est moi qui décide. Qui décide d'être cruelle, comme d'habitude avec les personnes qui me déçoivent, comme *lui*, ou alors de changer, et d'être gentille, et de pardonner.
Mais moi tu vois, je pardonne pas comme ça.
Déja, je pardonne pas tout court. Tout reste gravé dans ma caboche, et je ressors le moindre travers quand la situation me le permet, histoire de bien enfoncer le clou. Oui je sais, je suis une fille cruelle et mesquine. On me l'a déjà dit ...
Alors même si j'ai été clémente avec *lui* hier, je n'en ai pas été faible pour autant. Au contraire.
Parce que tu vois, le bonhomme là, je lui ai même pas dit que je le zappais pas.
Je lui ai juste dit que pour l'instant, j'avais pas pris de décision, et que c'était à lui de se démerder pour me prouver que je ferais une belle connerie en le zappant.
Réponse ? Tu vas halluciner lecteur lectrice :
"C'est un ultimatum ? Dépêches toi de me prouver que je ferais une belle connerie en te zappant, sinon ... ? Non ?"
Hé, tu sais, si t'es pas content des conditions que je pose, c'est tout, ça en reste là et bye bye.
"Je vais tout faire pour que ça n'arrive pas."
Bon courage, parce que tu me connais (bon, lecteur, lectrice, tu me connais un peu moins, mais c'est pas grave.), je suis très rancunière, et très froide quand je veux. Tu vas galérer à "tout faire pour que ça n'arrive pas". Et moi, je vais en profiter pour m'amuser un peu, à te faire galérer justement.
Parce que oui, tu m'as cassée en deux.
Même si je préfère te dire que tu n'en avais pas les capacités ni la possibilité.
Même si je préfère penser que tout ça, c'est uniquement de ma faute. Comme ça, je n'en veux qu'à moi, je m'endurcis et j'arrête une fois de plus de croire aux contes de fées.
Parce qu'après tout, je n'aurais pas dû te croire. Ni t'écouter, ni me dire que tu étais différent, et que ça devait être différent avec toi. Donc, c'est ma faute. J'ai refait l'erreur de croire tes belles paroles.
J'aurais pas dû.
Mais tu n'aurais pas dû non plus dire certains trucs trop rapidement, et laisser la situation pourrir aussi longtemps.
Si t'avais été un vrai mec, et que tu me connaissais vraiment si bien que ça, tu m'aurais tout dit, quand ça se passait. Ca aurait évité des semaines, des mois dans cet état pitoyable, et le soulagement fourni par cette claque que tu m'as donné hier.
Parce que même si ça fait mal, maintenant, je sais à quoi m'en tenir. Et je sais qu'au fond, tu n'es qu'un mec comme les autres.
C'est ça le plus important.
Le reste n'est que secondaire ...
17:35 Publié dans La découverte de la vie | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note




Commentaires
Là, je suis vilaine, alors bouche tes oreilles et ferme tes yeux, lecteur lectrice : j'ai aimé quand il a dit ça. Parce que c'est moi la toute puissante maintenant. Parce que là, c'est moi qui décide. Qui décide d'être cruelle, comme d'habitude avec les personnes qui me déçoivent, comme *lui*, ou alors de changer, et d'être gentille, et de pardonner.
Mmmm tu es entrée dans mon esprit à un moment ou bien?!
Écrit par : Vanessa ne se plaint pas... | 19.05.2008
Répondre à ce commentairePeut-être que euuuuh ...
Non, franchement, je ne sais pas comment expliquer. Ptet la nature féminine ? Mouais ...
Écrit par : figue pourrite | 19.05.2008
Répondre à ce commentaireTu as eu raison de le supprimer. Si moi aussi j'avais un mini goput de figue pourrite....
Écrit par : Yummy | 11.09.2008
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