12.03.2009
1 km à pied, ça use, ça uuuuse ...
Tu connais la chanson du titre ?
C'est une chanson que je chantais au centre aéré quand j'étais toute petite ...
(superbe préambule non ?)
Hier, nous avons donc parlé du dimanche d'il y a deux semaines, dans mon manoir campagnard.
Il semble donc logique (OMG, JE parle de logique ... Achevez moi !!!) qu'aujourd'hui, on cause du dimanche de la semaine dernière. (Qui était en fait il y a quelques jours, passque pour moi, la semaine commence le lundi.)
Mais avant ça, j'ai une ou deux précisions à te faire ...
Ben oui, pour que tu comprennes tout bien, et surtout à quel point mon cerveau de débile est torturé, faut que tu saches que samedi soir, c'était un peu la fiesta.
Samedi soir, c'était concert.
On a passé 4h dans un bus (le bus de la tournée, Yahoooooooo !!!), on a picolé comme des poivrots musiciens (après un concert, il fait drôlement soif tu sais !) et puis en plus, y'avait personne qu'est venu nous écouter.
Bref.
Chuis rentrée dans mon manoir campagnard vers 3:30 AM, et j'me suis couchée environ 40 minutes plus tard, le temps de petit déjeuner (avec des spaghettis, miam).
Ca va, tu visualises bien ?
Passque là, on commence le vrai récit du dimanche matin.
Vers 7:45, le réveil sonne.
Violemment.
Et puis y'a de la grosse pluie qui tombe sur les vitres, ça fait du bruit.
Et puis y'a beaucoup de vent, beaucoup beaucoup beaucouuuup ... Tellement qu'il résonnait dans ma tête ! (A moins que ce ne soit le champagne d'après concert ?!)
Et là, forcément, tu te demandes ce que j'allais foutre dans ma campagne après une si courte nuit, sous la pluie, avec le vent, avec les cheveux qui poussaient à l'intérieur de mon crâne.
J'te rassure, c'était pas une course aux veaux.
C'était PIRE que ça.
Tu connais la définition du mot "masochisme" ?
J'ai la flemme de me lever pour prendre Robert, alors le dico en ligne me dit : "chercher le plaisir dans la douleur".
Donc en gros, c'est se faire mal pour se faire du bien.
Donc, aimer se faire mal.

Amis Gogole, bienvenue !
Ben donc, dimanche matin, j'ai fait preuve d'un grand masochisme.
Chuis allée marcher.
En pleine campagne.
Avec des autres gens, mais des gens qui marchent comme si ils avaient le feu aux fesses, comme si ils avaient des hémorroïdes, comme si ils couraient.
Bref des gens qui s'étaient de toute évidence pas couchés à 4h passées, qui n'avaient pas picolé, et qui avaient l'habitude de marcher.
Oui passque tu vois, chuis un peu cruche parfois.
Moi, quand ma mère m'a dit : "On organise une marche, avec la municipalité !" (j'te rappelle qu'elle est conseillère), ben j'me suis dit "oh chouette, on va faire le tour du village, en chantant, sous le soleil, cool quoi".
Ouais bah NAN.
Déjà, t'as vu qu'y'avait du temps pourri.
Et en fait de tour du village, c'était le tour de 4 villages, soit 10 km.
Alors OK, je marche beaucoup en temps normal, il paraît même que je marche très vite.
Mais là, j'te rappelle que j'avais très mal au crâne, que j'avais encore les yeux endormis, et que j'me demandais un peu où j'étais.
Ma soeur m'avait dit : "Surtout tu restes avec moi, tu m'attends hein ?"
Que dalle j'ai pensé.
Ben en fait, j'aurais du lui dire de faire la même chose, passque j'étais un peu TOURISTE sur ce coup là.
Déjà, j'y suis allée en jean.
S'il avait fait beau, j'suis sure que j'y serai allée en Converses.
Et puis tu vois, j'ai un peu fait n'importe quoi.
Non, en fait, j'me suis carrément baladée.
Je regardais à gauche, à droite, oh des oiseaux, oh un arbre, ptain une voiture, oh bah tiens, j'ai déjà marché 2km, plus que 8, youhuuuu.
Et puis si tu veux, comme c'était un long parcours, y'avait des "signaleurs" pour nous indiquer la route au fur et à mesure, pas qu'on se perde tu vois ?
Sauf que c'était des gars que je connaissais.
Evidemment.
Donc, EVIDEMMENT que je m'arrêtais pour papoter, pour rigoler, et tout ça.
(J't'informe ici que la marche était CHRONOMETREE).
Et puis quand j'étais en pleine campagne, sans signaleur, sans oiseau, sans arbre, sans voiture, ben qu'est-ce que j'faisais ?
J'écrivais plein de SMS à mon proprio, qui m'avait dit que je lui manquais.
Inutile de te préciser que je suis arrivée dans les derniers, que j'ai eu très mal aux pieds et au cul le lendemain, et que mes parents ont trouvé aberrant que j'ose m'arrêter à 50m de la "ligne d'arrivée" pour embrasser l'ancien maire et le premier adjoint.
Bah quoi, la politesse, c'est normal non ?
20:12 Publié dans Chroniques en direct de la campagne et en 56K | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : camp scout, chanson kilomètre à pied, j'ai mal au cul




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Commentaires
Écrit par : Crevette | 12.03.2009
Répondre à ce commentaireDu masochisme pur et dur j'te dis ...
Écrit par : Pau | 12.03.2009
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