02.07.2009

Ce n'est qu'un au revoir (?)

Eh ben voilà.

Le moment tant attendu est enfin arrivé.



J’ai quitté le Lux.


Définitivement.


Bon, en fait, je devrai revenir 2 ou 3 jours en janvier pour les rattrapages des exams, mais à part, je suis définitivement partie.


Sans dire au revoir à personne.


Sans me retourner.


Sans regrets.






Tu crois que c’est une maladie, d’aimer partir de cette façon ?


J’avais déjà fait la même chose en quittant le collège pour un lycée où je ne connaissais personne.

En quittant le lycée aussi d’ailleurs, j’avais fait pareil.


Et là, en quittant la fac.





En 3 ans au Lux, j’ai dû faire un peu plus d’une centaine d’A/R Luxembourg-Paris.

La faute à mes concerts, à mes potes, à mes envies, à mes mecs.


Je vois toujours les mêmes personnes dans le TGV.

Toujours les mêmes « catégories » de gens.


Y’a ceux qui sont accrochés à leur téléphone pour faire passer le temps, y’a les hommes d’affaires qui sont là en groupe, qui vont à une réunion, ou autre.

Toujours en costard cravate.

L’élégance même, si tu veux mon avis.



Y’a les familles, qui vont passer quelques jours à Paris pour se détendre, pour passer des vacances, pour voir leur famille.


Y’a des jeunes, en groupe, qui partent pour un « trip » à Paris ensemble.


Y’a les militaires, qui rentrent de permission, ou qui s’y en vont.

Y’a les couples qui voyagent en amoureux.

Y’a des étudiants qui rentrent chez eux, qui vont à l’école.



Et puis y’a moi.



Y'a moi, qui voyage toujours seule, sans personne pour m’accompagner à la gare, sans personne pour m’attendre à mon arrivée.



Y’a moi, qui voyage avec un sac à dos qui contient toutes mes affaires.


Parfois même, je voyage les mains vides, avec juste mon porte feuille dans une poche.


Tu vois, j’adore ces moments-là.

Je pars une journée, sans savoir où, sans savoir ce que je vais faire, sans savoir qui je vais retrouver, sans me préoccuper de toutes les choses « importantes ».

Ces jours là, la seule importance pour moi, c’est de trouver quoi faire, quoi manger, où aller.



La liberté quasiment à l’état pur ...



Le contre coup de tout ça, c’est que je suis un véritable courant d’air.

Je vois à peine mes amis les plus chers, quant à ma famille, n’en parlons pas.


Le ptit mec de 6 ans, qui m’a sorti une fois : « Mais tu pars toujours, pourquoi tu pars toujours ? », j’peux te dire que ça marque.

Ce soir-là, mon excuse, c’était une conférence sur la langue picarde, avec un auteur picardisant qui allait réciter certains de ses textes.


Ca aurait pu tout aussi bien être un concert, une répétition, un dîner.




Je suis un courant d’air, insaisissable, overbookée.


Et j’arrive pas à m’arrêter.

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Commentaires

Mais t'es une vrai aventurière de la laïfe ! Partir à l'aventure, le porte feuille en poche, fais gaffe on va finir par te retrouver devant Pékin express!

Ecrit par : Joker | 03.07.2009

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Ah ah, encore faudrait il que je sois devant la TV le vendredi soir ;)

Ecrit par : Pau | 05.07.2009

Encore un très joli texte...

Dis, c'est quand que tu arrives à Paris ? On se boit un café ?

Ecrit par : Guillaume - Carpe Webem | 03.07.2009

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Merci Guillaume :$

Pour le café, c'est mal barré : j'en bois pas. :)
Sinon, faut qu'on discute ensemble pour la date ;)

Ecrit par : Pau | 05.07.2009

Tu sais, le café pour moi c'est un mot générique, on boit ce qu'on veut :-)

Discutons, discutons.

Ecrit par : Guillaume - Carpe Webem | 05.07.2009

Bon bah, finalement, on a trouvé cette date non ? ;)

Ecrit par : Pau | 09.07.2009

En fait, t'es quasi virtuelle.
Mais bon, si t'en souffres pas, tout va bien :)

(Enfin, j'espère juste que tu ne disparaîtras pas d'un coup)

Ecrit par : Chopin | 04.07.2009

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J'en souffre pas, justement :)

(Je sais pas, on verra bien ;))

Ecrit par : Pau | 05.07.2009

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