02.10.2009

De l'inconstance féminine.

Alors là, tu rêves si tu crois que je vais te parler de l'inconstance féminine.




Déjà passque je vois pas du tout ce que c'est, et ensuite passque je vois pas du tout ce que c'est.





Voilà.


Le fait est que depuis quelques jours, je trouve ça difficile de sourire.




Oui, c'est ptet bien depuis la projection de "Mary & Max".




Alors bon, faut pas croire hein, je cherche quand même des trucs qui me feraient sourire naturellement, bêtement.




Mais c'est pas facile, les gens sont pas toujours conscients qu'on a parfois besoin d'eux (et comme je suis pas du genre à dire "Houhou, tu me vois ? J'ai besoin de toi là, alors raboule ton cul" ça complique les choses.)






Alors comment qu'on fait dans ces cas là ?




Toi je sais pas, moi je fais un truc tout con, un truc qui me gonfle royalement en temps normal : je fréquente des gosses.




Des mômes.




Des gnomes.




Du genre de Toscane et Valentin.




Voilà.



Toscane a passé des heures cette semaine à me coiffer les cheveux, à me dire à quel point les tâches de rousseur sur mes bras c'était "très joliiii", et me dire que j'étais beaucoup plus belle avec les cheveux coiffés. (4 ans. Elle ira loin cette môme.)



Valentin a essayé de m'apprendre à jouer aux cartes Pokémon (j'ai gagné, mais je crois qu'il a triché pour que je gagne), aux Jojos (souvenir de cour de récré ...) et il m'a fait plein de câlins.




Je songe sérieusement à entamer des démarches pour les adopter, parce que ce sont les seuls à m'avoir fait sourire sincèrement cette semaine, et sans le vouloir.




(Bon, honnêtement, j'y songe sans y songer, parce que des gosses, c'est quand même bien encombrant, et je sais pas trop où je les mettrais chez moi) (mes étagères sont pleines à ras bords, tout comme mes placards)





Alors voilà. C'est drôlement facile de faire semblant de sourire.




De faire semblant d'aller bien.





C'est beaucoup plus simple que pleurer, en fait.



Beaucoup plus simple que d'admettre que quelque chose ne va pas.





Quelque chose, mais quoi ?





J'en sais rien.





J'ai jamais vraiment su dire que j'allais pas bien.





Parce que c'est une chose de le dire ici, à des gens que je ne côtoie pas dans la vie, et c'en est une autre de le dire à ceux qui m'entourent tous les jours, qui me voient et me supportent tous les jours.




Parce que depuis une semaine, tous les matins et tous les soirs, j'ai les larmes qui montent aux yeux, que personne ne le sait, personne ne s'en aperçoit, et que je fais tout pour les ravaler.




Par fierté.




Par nécessité.






Par habitude, surtout.





Mais c'est pas grave, on va dire que je suis très fatiguée, et que c'est la cause principale de tout ça.



On va dire aussi que je suis un peu débordée de boulot, que les bouquins s'accumulent sur un coin de lit ("La Préhistoire de la mort", "Rites funéraires durant le Néolithique", "L'art indien", "Les spiritualités indiennes", "Civilisations du Proche-Orient", "L'archéologie orientale", et j'en passe), que les partitions s'accumulent sur un autre bout de lit ("Variations sur Carmen", gammes, "La Vie Parisienne", "Shirim", "Sur un marché persan", "Sonate en G majeur", et j'en passe).




Et comme si tout ça suffisait pas, j'suis inscrite (DE MON PLEIN GRE) sur les listes de candidats aux postes dispo au bureau des étudiants de l'EDL ...



GENRE j'ai du temps à perdre.









Si tu veux bien, demain je pars à Reims chercher de quoi sourire,

(et non pas de quoi boire)

et en début de semaine, je te raconterai comment faire pour

QU'UN MEC RELOU NE TE RAPPELLE JAMAIS APRES UN RENCARD

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Commentaires

Si tu veux qu'on aille se boire un verre, et parler (ou pas), je suis dispo du dimanche soir au jeudi soir. Des bises ma belle.

Écrit par : Crevette | 05.10.2009

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C'est adorable chérie :)

(Bon moi, du mardi au jeudi, suis pas dispo avant 19h, voire 19h30). (Par contre le lundi, j'me libère vers 16h30-17h, donc c'est relax.)

Écrit par : Pau | 05.10.2009

je te rappelle que j'ai un travail alors ça peut bien être aussi tard que tu veux !! mais 16h30 par contre c'est beaucoup trop tôt... bref : on s'organise ça par mail ok ? bises !

Écrit par : Crevette | 06.10.2009

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Je ne vois pas pourquoi tu intitules ton post ainsi.

Pas d'inconstance, là dedans.

Par contre, que de question existentielles (lol, j'ai écrit sexistentielles, d'un premier jet ! Heureusement que je me suis relu !) ici !

T'as pensé à prendre le temps de ne rien faire, de temps en temps ?
Prendre un moment pour ne penser à rien ?

Écrit par : Chopin | 06.10.2009

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A la base, je voulais écrire sur autre chose. Et puis j'ai changé d'avis.

L'inconstance quoi.


Et puis d'abord, t'as qu'à lire l'intro : JE NE PARLE PAS D'INCONSTANCE FEMININE LA DEDANS.


Point final.

Des questions existentielles ? Mis à part "qu'est-ce qui pourrait me faire sourire là maintenant ?", je vois pas bien ... Eclaire moi ;)

Ne rien faire, de temps en temps, je l'ai fait pendant 2 mois et demi cet été. J'ai cru mourir, et j'ai fait plein de bêtises.
Au moins, en ayant le temps de rien, je fais pas trop de bêtises :)
(Et puis ça va mieux hein, t'arrives un peu tard)

Écrit par : Pau | 06.10.2009

(ouais ben je fais ce que je peux, j'étais très occupé, ces jours-ci)

Sinon, pour moi, essayer de trouver ce qui nous fait pleurer sans raison, c'est déjà une question existentielle.
Pas franchement métaphysique, mais existentielle tout de même.

Écrit par : Chopin | 06.10.2009

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