29.01.2009
Les cours de flûte, c'est n'importe quoi !
Samedi matin, comme tous les samedis matins, chuis allée à mon cours de flûte.
Que comme toutes les semaines, j'avais rien bossé.
Et puis tu vois, vendredi soir, on a eu une répét très très fatigante, que je te raconterais plus tard, passque ce sera émotionnant tout plein, et pas drôle et moqueur comme aujourd'hui.
Mais attention, auto-moqueur nous serons !
Parce que charité bien ordonnée commence par soi-même, ou un truc comme ça.
Donc, vendredi fut une répét fatigante.
A un moment donné, vers 21h40 je crois, j'ai senti que mon son devenait de pire en pire.
Passque oui, j'ai pas un joli son, à cause de ma bouche, mais ça, je t'en avais déjà parlé ici.
Donc, quand je force trop sur mes lèvres, mon son devient nul.
Ca dépend aussi de la pleine lune, de combien de loups-garous sont dehors, de si j'ai croisé un chat noir et si on est vendredi 13.
Sinon, c'est pas drôle.
Alors à ce moment crucial de la répét', je me suis dit que le cours de flûte du lendemain matin, ça allait être "la caca, la cata, c'est la catastrophe" comme dirait notre ami Bernard Campan (pour ma défense, ma soeur regarde "Les trois frères" au moins 35 fois par an)
Mais en bon petit soldat que je suis, j'y suis allée quand même.
Passque Benoît, mon prof chéri, ben j'peux plus vivre sans lui.
Nan, j'déconne.
Quand chuis arrivée, j'ai dit : "Bon, j'ai pas eu le temps de bosser cette semaine j'ai commencé à rédiger mon mémoire c'est pour ça"
Il m'a répondu : "Ca tombe bien, moi non plus !"
Et il est parti se remettre du gloss se faire un café.
Là lecteur chéri, tu es censé rigoler.
Passque oui, Benoît a un humour de merde.
C'est comme ça, tant pis.
Ca fait 10 ans que je subis rigole à ses blagues pourries.
J'en viens presque à le trouver drôle tu sais ?
Et puis quand il est revenu, j'lui dis : "On a eu une big répét hier avec les directeurs stagiaires, j'vais avoir un son tout pourri aujourd'hui."
Il me regarde, sourit, tente un mot et dit "Nan rien, tu sais très bien ce que j'en pense"
Impossible de réprimer un grand sourire à ce moment-là, et un peu d'autoflagellation au passage :"Ouais, que ça change pas de d'habitude, j'ai toujours un son pourri"
"Ouais voilà ... Enfin non, t'as des problèmes de son, c'est pas pareil."
Ouais, Benoît est subtil aussi, et rassurant.
Et il est aussi grave que moi.
"Tu fais quoi samedi prochain ?"
"Ben ... J'ai cours avec toi"
"Ouais mais le soir ?"
"Je sais pas encore ..."
"Ok. Bon ben tu viens jouer avec nous au concert de l'Ecole de Musique, y'a un truc à jouer, tu feras la première flûte avec moi comme ça".
"Euuuh ... OK." (mon libre arbitre se cache très profondément parfois ... Pfff)
Du coup, en 45 minutes de cours, j'ai écouté 2 gamines jouer leur morceau tout pourri, et j'ai joué 1 fois le morceau pour le concert, qui dure 4 minutes.
Avec Benoît, on voit jamais le temps passer, c'est trop cool ...
La phrase du mois, susurrée à mon oreille (droite) pendant que je massacrais jouais il y a deux semaines de ça : "Ouais ... Faut que t'arrêtes de jouer comme une élève."
Ca fait 2 semaines que j'essaie de comprendre ce qu'il voulait dire.
Si quelqu'un réussit à éclairer mes lanternes (une à chaque oreille), ben j'lui envoie un cadeau.
09:44 Publié dans La musique, c'est du bruit qui pense | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : cours de flûte traversière, école de musique, concert le 31 janvier 2009


