28.08.2008
Le collègue, 2
La dernière fois, je t'ai dit que le collègue était amoureux d'un z'homme.
Ben figure toi que le collègue cachottier avait oublié de mentionner l'existence de son enfant.
Oui oui, il en a un, de 3 ans et demi.
Bon, ça ne s'est pas bien passé avec la maman pendant la grossesse ni même après, tout ça tout ça, on ne va pas s'apesantir là dessus, mais sache que le collègue m'a encore bien fait rire.
A l'échographie, ils z'ont dit "Ouaaaaaah vous allez avoir un ptit garçon, c'est fantastique, c'est merveilleux !"
Alors le collègue, ben il était tout content.
Surtout qu'il avait dit plusieurs fois qu'il était absolument HORS DE QUESTION qu'il ait une fille.
Oui, le collègue est vilain, tu peux le dire.
Bref, comme ça se passait mal avec la maman et ex-copine, il n'a pas eu de nouvelles durant la grossesse.
Quand le bébé est né, il est allé à la mairie pour reconnaître l'enfant.
Je te donne le dialogue tel qu'il me l'a raconté :
"Bonjour, je viens pour reconnaître mon fils."
"Oui, il est né quand ?"
"Hier soir."
"Ah, ce n'est pas possible monsieur, nous n'avons pas eu de garçons depuis 3 semaines."
"Ah bon ? Vous êtes sûr ?"
"C'est quoi le nom de la mère ? Je vais vérifier."
"Madame Machin Chose."
"Ah oui effectivement, elle a accouché hier soir. Eléanor."
Et là, quand je raconte cette histoire, c'est le moment où je ne peux retenir mon éclat de rire, passque le collègue il a continué le dialogue avec le préposé aux naissances.
"Ah. Ben dis donc, Eléanor, c'est un drôle de prénom pour un ptit garçon."
"C'est normal monsieur, c'est une petite fille."
Par la suite, il m'a dit ne jamais avoir eu autant honte que ce jour-là.
Et moi, j'me souviens pas avoir autant ri en une journée de boulot ...
Je sais plus ce qu'il m'a raconté par la suite, sur cette histoire, je sais juste que son père lui a dit que c'était vraiment méchant ce qu'il avait dit.
Ca devait être un truc en rapport avec le fait qu'il ne voulait pas du tout de petite fille, puisqu'après, il m'a dit "N'empêche qu'aujourd'hui, je ferais rien si elle n'existait pas ..."
A part ça, je dois l'appeler "Maître", mais pas "Maître vénéré", passque quand même, faut pas raconter n'importe quoi.
Et puis euuuuuh ...
Ah oui.
"Tu sais à qui tu me fais penser ?"
"Nan."
"A Mariah Carey."
"..."
"Pas pour la voix hein ?"
"Ah bon ? Pour quoi alors ? Les caprices ?"
"Nan. Pour la poitrine ..."
Il était enrhubé. Alors il se mouchait.
Et y'a eu LA phrase. Celle qui te plonge dans un état tel que tu ne peux rien faire pendant 10 minutes, et à laquelle tu penses dès que quelqu'un se mouche pendant au moins 3 semaines.
"C'est un feu d'artifice dans mon nez. Du vert, du blanc, du jaune, un peu de rouge aussi, c'est magnifique."
(Tu noteras que le collège a des expressions déroutantes parfois.)
Là, tout d'suite, je trouve rien d'autre à dire sur le collègue.
Je crois savoir que j'ai noté ses ptites phrases sur une feuille, mais la feuille est à l'étage, et j'ai la flemme de la chercher.
Ben ouais, j'ai acheté un nouveau bureau, je l'ai monté toute seule, faut encore que je permutte l'ancien et le nouveau, donc toutes mes affaires sont en bordel total.
Oui, comme d'habitude, je le sais, pas besoin de le souligner ...
Si je retrouve autre chose, je te tiens au courant, OK ?
21:01 Publié dans Sociologie | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : je veux me taper mon collègue, ma collègue est une chaudasse, j'aime mon job


